A la rentrée, une petite araignée peut vite attirer votre attention quand elle s’invite dans la salle de bain, derrière un meuble de télé ou près d’une fenêtre. Et pour cause, en août et en septembre, ces rencontres peuvent sembler plus fréquentes dans nos habitations, notamment lorsque les nuits deviennent plus fraîches.
Mais si la grande majorité des araignées en France sont sans danger pour l’être humain, et contribuent même à limiter les populations d’insectes, il reste préférable de prendre des précautions…
Quelles araignées retrouve-t-on le plus souvent dans les maisons ?
Avant de chercher à les éliminer avec des services anti-nuisibles spécialisés, quelques critères visuels permettent de distinguer les espèces courantes d’araignées. Leur emplacement, leur toile et leur comportement donnent déjà de bonnes indications.
La tégénaire, une habituée des murs et des caves
La tégénaire des maisons, ou « Eratigena atrica« , apprécie les endroits abrités. Elle construit une toile en nappe prolongée par un entonnoir, souvent dans les caves, les garages, les recoins ou près des murs. Ceci dit, malgré sa taille qui peut être impressionnante, elle est considérée comme inoffensive pour l’homme.
L’épeire, surtout visible autour des fenêtres
L’épeire diadème, aussi appelée « araignée des jardins« , se rencontre plutôt à l’extérieur, dans les jardins, les friches ou les zones boisées. Elle tisse une toile géométrique et se reconnaît notamment aux marques blanches qui forment une croix sur son abdomen. Ainsi, une présence de cette araignée près d’une fenêtre ou sur une façade peut simplement correspondre à une araignée qui vit simplement dans votre jardin.
Le pholque, reconnaissable à ses longues pattes
Le pholque phalangiste est l’araignée typique des plafonds et des pièces peu fréquentées, avec de très longues pattes fines qui contrastent avec son petit corps. Cette espèce vit dans les habitations, et tisse une toile en nappe. Là encore, si elle fait peur, rappelons que cette espèce est sans danger !
L’araignée « domestique » dans les recoins du logement
Enfin, l’araignée dite « domestique » comprend en réalité plusieurs espèces que l’on retrouve régulièrement dans nos habitations. Au quotidien, elles peuvent se cacher dans les angles, les encadrements ou les zones peu dérangées. Contrairement aux apparences, leur présence n’indique donc pas forcément que votre logement est infesté, car quelques araignées isolées peuvent simplement profiter des abris disponibles.

Quelles espèces faut-il réellement surveiller ?
S’il y a bien un conseil à suivre concernant les araignées, c’est d’abord de redoubler de vigilance si vous vivez dans le sud de la France. En effet, certaines espèces méritent plus d’attention, d’autant plus qu’il peut être difficile de les reconnaître avec leur couleur ou leur taille…
Loxosceles rufescens, une espèce du pourtour méditerranéen
La Loxosceles rufescens, parfois appelée araignée « violon brune » ou « recluse méditerranéenne« , est notamment présente dans les régions méditerranéennes. Elle apprécie les endroits secs et sombres, et peut s’adapter aux habitations. Si on a pu recenser des cas de morsures dans le sud du pays, avec des réactions cutanées, il ne faut pas la confondre avec la « recluse brune » américaine, ou « Loxosceles reclusa« , totalement absente en France.
La veuve noire méditerranéenne dans le sud
La malmignatte, ou « veuve noire méditerranéenne« , correspond à « Latrodectus tredecimguttatus« . Aujourd’hui, elle est surtout associée au sud-est de la France, à la Corse et à certains milieux ruraux. Si cette espèce mérite votre attention, c’est notamment parce que la femelle possède un abdomen sombre marqué de points rouges, et sa morsure peut provoquer des douleurs musculaires.
Quand une présence justifie-t-elle une intervention professionnelle ?
Si une araignée isolée dans une maison ne nécessite pas forcément d’intervention, la situation mérite davantage d’attention lorsque plusieurs signes apparaissent comme :
- Un nombre inhabituel d’araignées dans plusieurs pièces
- Une multiplication des toiles dans les combles, la cave ou le sous-sol
- La présence d’araignées difficiles à identifier à plusieurs reprises
- Une araignée qui peut correspondre à une espèce à risque
- Une présence d’araignées qui persiste, malgré le nettoyage
Dans le cas d’une véritable invasion ou si l’identification d’une espèce suspecte a lieu, l’intervention d’un spécialiste est nécessaire pour évaluer les zones concernées et adapter les mesures de traitement. En cas de morsure, si vous constatez des symptômes inhabituels, n’hésitez pas à demander un conseil de la part d’un professionnel de santé au plus tôt.
Comment limiter les araignées à la fin de l’été ?
Dans une maison ou un appartement, la prévention repose surtout sur la réduction des accès et des conditions favorables aux araignées…
Vérifiez les ouvertures
Le premier réflexe consiste à vérifier les ouvertures, comme des fissures autour des fenêtres, des espaces sous les portes, des passages de câbles ou de simples défauts d’étanchéité, car ils peuvent être des points d’entrée. Dans ce cas, un simple calfeutrage des fenêtres permet de réduire les possibilités de passage.
Limitez la lumière extérieure
La lumière extérieure mérite aussi une attention particulière en soirée, car les insectes volants sont attirés par les éclairages nocturnes et peuvent, à leur tour, être être une source de nourriture pour les araignées. En réduisant l’éclairage inutile près des fenêtres, vous pouvez facilement limiter cette concentration d’insectes, y compris les araignées.
Entretenez votre habitat
Enfin, la lutte contre les araignées, les moucherons, les mouches et les autres petits insectes se fait par l’entretien, notamment pour réduire les ressources alimentaires pour ces espèces.





