Cueillette des pommes de terre : la bonne période, comment la reconnaître ?

cueillette des pommes de terre
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La bêche encore poussiéreuse témoigne des saisons passées dans le potager. Devant un massif dont les feuilles jaunissent, on hésite souvent : arracher maintenant ou attendre ? Quelques signes simples et une méthode claire permettent de décider au bon moment, de protéger les tubercules et d’optimiser leur conservation. Ce guide explique quand récolter selon l’usage, comment procéder sans abîmer les pommes de terre, et comment préparer la récolte pour un stockage durable.

Moment idéal selon variété et objectif

Le moment de la récolte dépend de la variété et de l’objectif : consommation immédiate (primeur) ou stockage (variétés de garde). On distingue grossièrement trois catégories :

  • Primeurs : récoltées jeunes, peau fine, saveur fraîche. Comptez 60–90 jours après plantation.
  • Mi-saison : bon compromis rendement/saveur, 90–120 jours.
  • Tardives ou de garde : récolte tardive, peau plus ferme et meilleure conservation, 120 jours et plus.

Les repères chronologiques aident mais ne remplacent pas l’observation. Le meilleur signe est le feuillage : lorsque les feuilles jaunissent, flétrissent et tombent, les tubercules sont généralement arrivés à maturité. La floraison peut indiquer que le tubercule se forme, mais elle n’est pas un critère fiable de maturité pour toutes les variétés.

Test simple à faire

Pour vérifier sans tout arracher, creusez soigneusement autour d’une plante : si la peau du tubercule se détache difficilement en la frottant (peau ferme) et que la taille est satisfaisante, c’est le bon moment. Pour les primeurs, vous pouvez récolter quelques tubercules superficiels avant que le feuillage ne sèche totalement.

Récolter sans abîmer : matériel et gestes

Le choix de l’outil et la délicatesse du geste influencent la qualité des tubercules. Évitez les pelles qui coupent ; préférez la fourche-bêche ou une fourche à dents larges. Insérez la fourche à 20–30 cm de la butte, puis soulevez doucement la terre. Ramassez les tubercules à la main pour éviter les entailles et les contusions qui favorisent les pourritures.

Pour les grandes surfaces, une griffe mécanique ou une arracheuse peut être utilisée, mais il faudra trier soigneusement après récolte et écarter les tubercules blessés.

Post-récolte : nettoyage, séchage et tri

Après la récolte, laissez les pommes de terre sécher à l’air libre à l’abri de la pluie et du soleil direct pendant 24 à 48 heures. Cela permet d’éliminer l’excès d’humidité et de cicatriser les petites blessures. Ne lavez pas les tubercules destinés au stockage ; le lavage retire la couche protectrice et facilite le développement de maladies.

Triez immédiatement : mettez de côté les tubercules fendus, écrasés ou attaqués. Ceux-ci doivent être consommés rapidement ou compostés si la contamination est sévère. Les tubercules sains poursuivent le processus de curing (durcissement).

Curing et conditions de stockage

Le curing consiste à laisser les tubercules reposer dans un endroit sombre, frais et ventilé pendant 7 à 10 jours, idéalement entre 10 et 15 °Cette étape épaissit la peau et ferme les plaies. Ensuite, stockez les pommes de terre à une température froide mais non glaciale, entre 4 et 8 °C, avec une humidité relativement élevée (80–95 %) et une bonne ventilation. Une cave sombre, une remise ou une armoire de stockage sont adaptés si la température se maintient.

Évitez la lumière pour limiter la formation de solanine (verdissement toxique). Contrôlez régulièrement les caisses pour retirer toute pomme de terre qui commencerait à pourrir : un seul tubercule en décomposition peut contaminer les autres.

Conseils pratiques et précautions

  • Notez les dates de plantation et la variété : cela permet d’affiner les repères de récolte l’année suivante.
  • Choisissez la date en fonction de la météo : une période sèche est préférable pour éviter la récolte boueuse et les risques de maladie.
  • Ramassez les primeurs avant un gel précoce ; protégez les variétés de garde des gelées qui endommagent la texture.
  • Ne stockez pas les pommes de terre avec des fruits produisant de l’éthylène (pommes, poires) : l’éthylène accélère la germination.

En résumé, la récolte des pommes de terre demande d’observer le feuillage, de tester une plante, de manipuler les tubercules avec douceur et de suivre un protocole de séchage et de stockage. Avec ces gestes simples, vous réduirez les pertes et profiterez longtemps d’une récolte savoureuse et bien conservée.

Conseils pratiques

Comment savoir quand il faut ramasser les pommes de terre ?

Le voisinage parle souvent de la récolte, alors voilà comment je procède, sans se prendre la tête. Quand les feuilles jaunissent et se couchent, c’est presque un clin d’œil que la plante donne, signe qu’il est temps de ramasser. Une autre astuce testée et approuvée, piquer doucement la terre pour sentir la taille des tubercules, ou sortir une petite patate et sourire de la surprise. Si la peau se détache difficilement au toucher, bingo, c’est l’heure. Pas besoin d’attendre la perfection, mieux vaut sortir quelques plants, goûter, et décider selon le résultat. Et garder une poignée pour planter l’année suivante.

Est-ce qu’on peut laisser les pommes de terre dans la terre ?

Oui, parfois, et je confesse, j’ai laissé des pommes de terre dans la terre pendant l’hiver, surtout quand l’hiver est doux et peu humide. La règle pratique, testée, c’est surveiller la température du sol, pas au-dessus de 38°C, pas en dessous de 7°C, sinon gare aux pertes. Si le climat local autorise ces plages, laisser dans la terre économise du rangement et garde la récolte accessible. Risque principal, l’humidité excessive qui pourrit tout. Astuce, couvrir d’une bonne paille et vérifier au printemps, enlever les tubercules abîmés, et célébrer les petites victoires. Et partager une bouteille avec le voisin pour fêter.

Comment conserver les pommes de terre après arrachage ?

Après l’arrachage, première règle testée et approuvée, surtout ne pas laver les pommes de terre destinées au stockage. L’humidité, c’est l’ennemie numéro un, elle accélère le pourrissement. Laisser sécher au soleil pendant 24 à 48h si le temps le permet, puis transférer dans un endroit sombre, bien ventilé, à température modérée et forte humidité pour un séchage plus long, 7 à 10 jours, qui aide à cicatriser la peau. Ensuite frotter délicatement avec une brosse, éliminer les abîmées, stocker à 4-8°C si possible, et savourer la petite victoire. Première dégustation, gratin improvisé, et partage au coin du jardin. simple bonheur.

Combien de temps faut-il laisser sécher les pommes de terre après la récolte  ?

Ça varie, mais l’essentiel est de bien prendre soin après la récolte. D’abord, une mise au soleil douce pendant 24 à 48h pour éliminer la terre et sécher la surface, si la météo coopère. Ensuite, la vraie cure se fait à l’abri, dans un endroit sombre, bien ventilé, température modérée et humidité relativement élevée, pendant 7 à 10 jours, pour consolider la peau. Cette étape prolonge la conservation. Astuce de voisin, empiler sans serrer, vérifier les tubercules abîmés, et abaisser ensuite la température de stockage à 4-8°C graduellement. Puis savourer, pommes de terre simples, réussies, un vrai plaisir d’hiver partagé.

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Passionné d’aménagements extérieurs, de jardinage et d’écologie

Jules Leclercq

Passionné d’aménagements extérieurs, de jardinage et d’écologie, Jules aime transformer les espaces verts en véritables havres de nature, en tenant compte de l’environnement et des saisons. En tant qu’expert en aménagements de jardins, il partage son savoir-faire pour créer des jardins durables et esthétiques. Ancien paysagiste, Jules apporte une vision à la fois pratique et poétique de l’aménagement extérieur, en mettant un accent particulier sur l’harmonie entre l’homme et la nature. Ses conseils s’adressent à ceux qui souhaitent allier beauté et respect de l’environnement dans leur jardin.

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