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vendredi 24 mai 2019 Menu

Du bon usage du fumier

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De tout temps, les fumiers ont été appréciés et utilisés par les jardiniers. Rien de tel en effet qu’un amendement organique pour améliorer la structure du sol et apporter des éléments nutritifs aux plantes. A condition d’en user sagement.

Mélange de déjections animales, d’urine et de paille, le fumier est un véritable engrais naturel. Et pour qui habite à proximité d’un centre équestre ou d’une ferme, la facilité est grande de s’en procurer. Mais attention ! Quel qu’il soit (de cheval, de bovin, d’ovin, de volaille), le fumier ne doit en aucun cas être utilisé frais. Dans tous les cas, il doit être composté avant usage (celui du commerce, livré en sac, est déjà composté). Et ceci pour deux raisons :

- le fumier frais provoque des brûlures aux racines des plantes ;

- il renferme de nombreux germes souvent inoffensifs mais qui peuvent être aussi pathogènes (rappelez-vous la crise sanitaire des graines germées bio en 2011 à cause de souches d’E-coli dans le fumier utilisé comme fertilisant), de même que d’éventuels virus et parasites qui peuvent contaminer la terre donc les végétaux.

Compostez

Comptez au moins trois mois pour composter le fumier frais : laissez-le en tas compact et recouvrez-le d’une bâche. Retournez-le au bout de six semaines et arrosez-le de temps en temps pour qu’il ne sèche pas. La chaleur dégagée au cours du processus de compostage détruira les bactéries et autres parasites et virus.

Les spécificités…

Le fumier de cheval. C’est un fumier chaud qui dégage beaucoup de chaleur lors du compostage. Il est parfait pour amender des terres lourdes ou argileuses.

Le fumier de mouton et de chèvre. C’est un fumier chaud qui améliore également la structure des terres lourdes de même que celle des terrains calcaires. Il est particulièrement riche en potasse et s’avère parfait pour les légumes racines et les crucifères.

Le fumier de vache. Moins riche que celui de cheval ou de mouton, il permet d’amender les terres légères. L’idéal est de le mêler à du fumier de mouton.

Le fumier de volaille. Il est souvent disponible, même dans les jardins de ville, grâce à l’engouement (ô combien justifié !) pour les poules. Beaucoup plus riche en azote et en acide phosphorique que les autres fumiers, il est très intéressant pour les légumes feuilles au potager. Mais il vaut mieux le mélanger à un autre fumier ou à du compost pour éviter de brûler les cultures.

Tous les 3 ans

Le fumier contient azote, phosphore et potasse. Il se décompose régulièrement et lentement dans le sol. Aussi un apport de 4 à 5 kg de fumier par m2 tous les 3 ans suffit.


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