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dimanche 17 février 2019 Menu

SaveBuxus, au secours des buis

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Jardins historiques ou privés… partout les buis sont menacés. Par la pyrale du buis, un insecte ravageur, comme par le Cylindrocladium buxicola, un champignon parasite. Le programme SaveBuxus cherche une solution biologique pour fin 2014.

La pyrale du buis (Cydalima perspectalis) est un papillon nocturne capable de totales défoliations sur le buis. Originaire d’Asie, elle a été détectée en Europe à la fin des années 2000. Découvert pour la première fois en Alsace en 2008, puis en Ile-de-France en 2009, l’insecte s’est largement répandu dans l’Hexagone et touche désormais plus de 50 départements. Dès le mois de mars, sa chenille se nourrit de feuilles de buis et au bout de 4 semaines devient papillon. Celui-ci pond ses oeufs sur la face inférieure des feuilles et le cercle vicieux recommence, les dernières chenilles de l’année passant l’hiver dans des cocons tissés entre les feuilles.

Quant au champignon Cylindrocladium buxicola, c’est un parasite du buis qui entraîne la mortalité des feuilles et des rameaux. Il a été signalé dès 2008 au sud de Besançon, puis sur la côte dijonnaise en 2013 et en Charente. Il génère une maladie du buis qui entraîne des taches noires sur les feuilles et des stries noires sur l’écorce des rameaux. A terme les feuilles chutent et les rameaux meurent.

Mobilisation générale

Les dégâts sont tels qu’un programme national pour mettre au point des solutions de biocontrôle contre la pyrale et les maladies du dépérissement du buis a été lancé cette année. Il vise à apporter des solutions biologiques permettant de lutter contre ces bioagresseurs. Ce programme, SaveBuxus, regroupant le savoir-faire d’associations professionnelles et d’organismes de recherche, vise à apporter des solutions concrètes permettant de lutter efficacement contre ces bioagresseurs. Des travaux de recherche appliquée et des expérimentations ont été mises en oeuvre par l’institut technique Astredhor, l’Unité expérimentale Entomologie et Forêt Méditerranéenne de l’INRA PACA. L’entreprise Koppert France (leader du biocontrôle en espaces verts) est le partenaire privé de ce programme. Parmi les solutions biologiques expérimentées : piége à phéromones, entre autres, pour la pyrale du buis ; mesures préventives et prophylaxie, résistance variétale, traitements alternatifs pour les maladies du dépérissement. Les premiers résultats seront diffusés fin 2014. Une affaire à suivre très sérieusement.


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