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mercredi 17 juillet 2019 Menu

Le palmier sait s'adapter

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Les palmiers évoquent la chaleur des oasis ou celle des plages tropicales. Ils ne sont pourtant pas réservés aux climats chauds et de nombreuses variétés résistent parfaitement à un froid modéré.

Les palmiers les plus cultivés au monde sont les dattiers et les cocotiers, justifiant la perception des Sumériens qui considéraient les palmiers comme des cadeaux des dieux. Toutefois, la famille des palmiers est très vaste : elle regroupe environ 2000 espèces dans le monde. Et si la plupart sont concentrées dans les régions intertropicales humides, il en existe aussi dans des environnements plus ingrats tels que les déserts, les montagnes, les estuaires… et même certaines régions tempérées.

Il a tout bon !

Dans leur environnement naturel, les populations locales valorisent toutes les parties des palmiers, selon la variété. Des principes actifs thérapeutiques sont extraits des racines. Le tronc, ou plutôt le stipe, participe à la construction de mobilier ou de canalisations tandis que ses fibres tressées sont transformées en cordages. Les lianes de certains palmiers tropicaux, les rotangs, fournissent le fameux rotin. Les grandes palmes permettent de couvrir les toits ou de tresser des chapeaux, des paniers et des éventails. Leurs folioles peuvent servir de liens, constituant le raphia. La sève est transformée en miel, en vin ou en alcool. Les fruits servent à produire du sucre, des boissons (eau et lait de coco), des noix et surtout des huiles (huile de palme, de coprah) extraites de la pulpe ou des amandes qu’ils contiennent. Certaines graines se métamorphosent en véritable ivoire végétal. Et les cœurs de palmiers sont délicieux en salade !

Sous nos latitudes

Si en région méditerranéenne et sur toute la façade atlantique, le palmier s’adapte sans souci, il a aussi sa place dans les régions au climat modéré voire dans les régions plus difficiles grâce aux palmiers de Chine (Trachycarpus) particulièrement rustiques (- 18°C en pleine terre et - 12 ° en pot), à condition de le protéger de la neige ou du gel avec des paillis. Plus adapté aux régions sud, le Washingtonia robusta résiste à - 6°C mais doit être préservé du vent ou protégé avec un voile d’hivernage (jamais de plastique).

La culture en pot est une autre solution. Ainsi, le Chamaerops humilis résiste à - 8°C en pot, et est facile à protéger. Il en va de même pour Phoenix canariensis à garder à l’abri pour la période froide.

Si vous souhaitez garder votre palmier dans la maison, choisissez une espèce bien adaptée : un Chamaedorea, petit palmier subtropical de sous bois, ou un Rhapis. Eventuellement, si la pièce est très lumineuse, un Kentia (Howea), Areca (Dypsis) ou Phoenix roebelenii.

Dans tous les cas, pensez à arroser surtout l’été si la pluie fait défaut, apportez de l’engrais du mois de mars ou mois d’août, et ne coupez les feuilles du bas qu’une fois celles-ci desséchées ; une coupe prématurée gêne le développement.


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