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dimanche 25 août 2019 Menu

Comment les fleurs séduisent… les pollinisateurs

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Si la fleur sert à la reproduction de la plante, un acteur joue un rôle essentiel dans le scénario : l’insecte. Et la fleur a plus d’un tour dans son sac pour le séduire.


Séduction par l’odorat.
Abeilles et bourdons sont des pollinisateurs de choc. Ils perçoivent les odeurs grâce aux sensilles qu’ils ont sur le corps et peuvent identifier et localiser une odeur à plus de 30 km à la ronde. Or les messages odorants adressés par les fleurs sont multiples : le pollen, nourriture parfumée, couvre les étamines ; des nectaires (glandes à nectar) produisent des sécrétions sucrées ; d’autres glandes génèrent des gouttelettes d’huile, des écailles de cire… et des odeurs de phéromones propres à attirer les insectes mâles de certaines espèces.


Séduction par la vue.
Les messages visuels envoyés par les fleurs sont adaptés à la vision des insectes. Ceux-ci voient les images à une distance très courte et sous forme pixellisée grâce aux milliers de facettes oculaires de leurs gros yeux. Ils repèrent quasi uniquement les formes à symétrie radiale ou bilatérale et distinguent essentiellement les formes en croix ou en étoile, alors qu’ils ne savent distinguer les formes en carré ou en triangle. Même perception réduite pour les couleurs ; ils ne voient ni les rouges ni les verts et peu les bleues, par contre ils perçoivent les UV (et le jaune réfléchit les UV) et la lumière polarisée, et sont attirés par les reflets et la brillance. Ainsi, les fleurs aux formes étoilées sont les plus fréquentées par les pollinisateurs (œillet, par exemple) et si, en prime, elles sont jaunes (pissenlit, souci, bouton d’or…), c’est le succès assuré. Reste aux autres à user de diverses stratégies pour mimer la séduction.


Des exemples de stratégies trompeuses.
Pour séduire les pollinisateurs, les fleurs mettent souvent en œuvre l’organisation des inflorescences. Ainsi l’euphorbe dont la fleur est réduite aux seuls organes sexuels mais dont les bractées rayonnantes simulent une attirante petite fleur. Ainsi, la viorne ou l’hortensia dont l’inflorescence est constituée de fleurs périphériques très grandes mais stériles formant l’attraction vers le tapis de petites fleurs discrètes mais fertiles situées au centre. Ainsi le guzmania dont l’inflorescence est entourée de grandes bractées, véritable leurre pour attirer les pollinisateurs. Ainsi l’orchidée avec son grand labelle en coquille, ce pétale inférieur spectaculaire destiné à conduire les insectes vers sa seule étamine fertile…

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