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vendredi 24 mai 2019 Menu

Avec l’hortithérapie, jardiner soigne

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On sait depuis longtemps l’effet apaisant des jardins et espaces verts sur les lieux de soins, source […]

On sait depuis longtemps l’effet apaisant des jardins et espaces verts sur les lieux de soins, source d’amélioration de la qualité de vie et de la santé des patients. Et de plus en plus de structures s’intéressent à cette approche.

La thérapie par l’horticulture (‘hortithérapie’) dans les établissements hospitaliers ou para hospitaliers, dans les centre de soins, les maisons de retraite, les centres d’accueil d’enfants autistes… ouvre tout doucement de nouvelles voies. De plus en plus de jardins thérapeutiques voient le jour permettant aux résidents ou patients de vivre au rythme de la nature, d’y évoluer, voire d’y travailler, tout en suivant un protocole médical.


Toute une histoire

Si les fondements de l’hortithérapie remontent au plus loin de notre histoire (les pratiques médicales de l’Egypte ancienne préconisaient le repos dans un jardin pour apaiser les troubles mentaux), dans nos sociétés modernes, c’est le médecin américain Benjamin Rush qui a posé les fondements du jardinage comme soin, dès la fin du XVIIIe siècle, dans l’institution dont il s’occupait en Pensylvanie. L’idée fut très vite adoptée et développée outre Atlantique, la pratique horticole devenant une part importante de la thérapie pour les adultes et les enfants, axé sur le contact avec la nature et la richesse des sensations sensorielles. Les multiples guerres des XIXe et XXe siècles apportèrent - hélas - de nouveaux sujets à l’étude avec leurs lots de blessés et mutilés qu’il fallait à la fois occuper, apaiser et parfois rééduquer, le jardinage faisant office de kinésithérapie dans des ateliers adaptés.

Mais si la pratique va de soi dans les sociétés anglo-saxonnes, diplôme universitaire d’hortithérapeute à l’appui, il n’en va pas de même sous nos latitudes. Ce n’est que depuis une vingtaine d’année que la France peu à peu se convertit : gériatrie, rééducation fonctionnelle, psychiatrie, pédiatrie… s’intéressent désormais à l’hortithérapie, portée par d’actifs pionniers.


A chaque mal son jardin

Le jardin thérapeutique n’est pas un modèle unique. Sa conception dépend des malades auxquels il s’adresse. Pour des personnes handicapées en fauteuil ou des personnes âgées, il pourra être composé de tables de jardinage espacées par de larges allées de circulation. Pour des personnes atteintes d’Alzheimer, tout ce qui met les sens en éveil et titille la mémoire sera privilégié : couleurs, odeurs, textures ;  et l’installation d’une fontaine ou d’un poulailler sera bienvenue. Pour un public en réinsertion sociale, sera privilégié un jardin productif qui demande soins et entretien.

Dans ces jardins, la présence d’un thérapeute, jardinier également, est nécessaire pour que l’hortithérapie joue pleinement son rôle. Il n’existe pas en France de formation diplômante dans ce domaine, mais diverses associations regroupant moult bénévoles, jardiniers, médecins, architectes, paysagistes…, développent des actions en faveur de cette thérapie non médicamenteuse qui gagne peu à peu du terrain.


Pour en savoir plus :

Association Belles Plantes, animé par Anne Ribes, pionnière de l’hortithérapie en France. 

Association Jardin et Santé qui organise des symposiums sur le sujet, et des portes ouvertes dans les maisons de retraite. www.jardins-sante.org

Ou encore, incontournable, le site de l’Association américaine d’hortithérapie, www.ahta.org


Lectures :

Anne Ribes : Toucher la terre - Jardiner avec ceux qui souffrent. Ed. Médicis

Denis Richard : Quand jardiner soigne. Préface d’Anne Ribes. Ed. Delachaux et Niestlé

 

 


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