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dimanche 17 février 2019 Menu

Faire un herbier dans les règles de l'art

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Un herbier est une collection de plantes séchées et pressées entre des feuilles de papier qui sert de support physique à différentes études sur les plantes.

Le terme herbier (herbarium) désigne aussi l’établissement ou l’institution qui assure la conservation d’une telle collection. Constitués au fil du temps, les nombreux herbiers, publics et privés, existant dans le monde constituent un matériel indispensable à la typification et aux études botaniques.

L’inventeur de l’herbier serait Luca Ghini (1500-1556), botaniste italien et professeur de botanique à Bologne. Son herbier de 300 plantes n’a pas été conservé.
Au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, est conservé, un herbier datant de 1558, un petit volume relié contenant 313 plantes récoltées par Jehan Girault, « pour l’heure étudiant en chirurgie » à Lyon.


Constitution d’un herbier

Un peu de bon sens doit être un préalable à toute entreprise sérieuse de constitution d’un herbier important. Les plantes rares et menacées ne devraient pas, en toute logique, faire partie d’un herbier personnel. Les ouvrages de détermination que l’on trouve dans les rayons des librairies sont en général suffisants pour identifier les espèces les plus communes, mais comportent souvent peu d’indications sur les espèces protégées. L’idéal étant de limiter les prélèvements sauvages aux seules sorties encadrées par des botanistes ou des enseignants avertis dans le cadre d’une association agréée.

Dans le cas de la constitution d’un herbier à but pédagogique, on peut préconiser les conseils suivants :

  • Ne récolter que des individus dont l’identification ne fait aucun doute.
  • Ne pas récolter d’individus isolés ou présents en petit nombre : on imagine facilement qu’un petit groupe de plantes complètement isolé, de quelques individus seulement, peut potentiellement voir ces derniers appartenir à une espèce peu commune dans le secteur. Mais attention, on peut très bien tomber sur la station la plus abondante pour une espèce unique au monde, ce n’est pas pour autant que l’on peut récolter cette espèce.
  • Pour les botanistes, en particulier les amateurs, il peut être très utile de se procurer la liste des espèces végétales protégées dans la région ou le département où l’on prospecte, afin d’éviter une cueillette accidentelle.
Paul Victor Fournier, botaniste français auteur des Quatre flores de France précise à juste titre :

« Ne traitons pas la plante rare en simple objet de collection et ne l’exterminons pas dans ses stations pour satisfaire une simple passion tournée à la manie. Détruire ce que l’on aime est une assez mauvaise façon d’aimer. »

Certains botanistes amateurs ont fait part de leurs hésitations à commencer un herbier pour diverses raisons, dont le respect pour les plantes et l’environnement.

Donc plutôt que de pulvériser du désherbant chimique pour faire propre, désherbez et mettez en herbier! Le plus modeste bord de route, un champ banal, le premier jardin venu sont tous susceptibles de receler de nombreuses plantes.


Vous pouvez également adapter selon vos gouts : 

  • herbier de feuilles (arbres, plantes, arbustes)
  • pour les artistes, reproduction en aquarelle
  • ou version moderne et écologique en photos macros
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