Jaunes, rouges, vertes, plumeuses ou lancéolées, les plantes d’aquarium peuvent faire à elles seules de beaux paysages colorés et variés et former avec ou sans poissons, de véritables jardins aquatiques…
Partez d’un aquarium de bonne taille, pas moins de 60 litres, équipé d’une filtration et d’un éclairage ; deux tubes valent mieux qu’un. La lumière est essentielle. Elle permet d’assimiler le CO2 dissout dans l’eau. Les plus beaux aquariums de plantes sont équipés d’un diffuseur de CO2 ; il en existe de très sophistiqués ou de très simples sous forme de petites bouteilles.
Attention, si vous souhaitez faire un aquarium nano très en vogue et introduire des crevettes, vous devez avoir un filtre adapté.
Quelles plantes choisir ?
Au premier plan, choisissez des variétés rampantes, gazonnantes et qui resteront naines comme le Cryptocoryne parva ou l’Hemianthus callitrichoides. Vous pouvez aussi utiliser des mousses. Les magasins d’aquariophilie proposent de très beaux supports déjà colonisés : pierres, boules, bois de mangroves. Au plan médian installez des plantes plus grandes. Il existe un grand nombre de variétés d’échinodorus, d’anubias et d’hydrocotyles qui peuvent convenir. Des plantes plus hautes et à grandes feuilles émergeantes seront installées à l’arrière plan, si l’aquarium est assez grand et s’il n’a pas de couvercle.
Comment le cultiver ?
Utilisez un terreau spécial plantes aquatiques dans lequel se développeront les racines. Recouvrez-le d’un gravier décoratif. Après mise en eau et plantation, il faut attendre au moins 15 jours pour que l’eau se stabilise. Ensuite renouvelez 20% de l’eau tous les 15 jours et ajoutez un engrais minéral spécial sans azote tous les mois.
Le secret de la réussite
Ne laissez pas vos plantes envahir l’aquarium. Si elles poussent trop vite comme les espèces de calombas, hygrophilas ou égerias, n’hésitez pas à les retailler ou carrément à les remplacer au fur et à mesure par des espèces à croissance plus lente comme Echinidora sp. ou Microsorum sp.
Plus l'aquarium est petit et plus son environnement est fragile.
Pour le substrat, vous pouvez aussi utiliser d'autres substances que le terreau (tourbe, argile, graviers imprégnés d'engrais non azotés...).
Une couche de surface doit être choisie en fonction des plante si c'est possible. En effet, du sable très fin peu empêcher la pousse de certaines plantes car trop compacte.
Pour l'éclairage, les tubes néons peuvent parfois être remplacés par des projecteurs quand le bac est ouvert. Les HQI offrent un bon rendement. Personnellement, j'utilise une 150W pour une colonne d'eau de 230L. Avec ce système, nous avons 11550 lumen (environ 77 lumen par W pour du HQI, 55 pour un néon bas de gamme). Nous dépassons largement les 40 lumen par litre qui sont nécessaires aux plantes. Il faut aussi noter que près de 20% du volume total d'un bac n'est pas à comptabiliser car il est occupé par le substrat, le décor, le matériel...
Pour le système CO2, je conseille une bonne surveillance car un apport trop important est néfaste et/oui inutile. Coupler le système avec un PHmètre est une bonne solution pour ne donner que ce qui est nécessaire.
La position du bac peut aussi être importante, une lumière indirecte, des courants d'air, peuvent aussi alimenter la formation d'algue.
Cet article est une bonne initiative.