Impossible de ne pas être séduit par ses pompons dorés et parfumés. Arbre exotique, le mimosa s’est bien adapté au climat doux du Midi et de la Bretagne, mais pour le voir s’épanouir ailleurs, il faut ruser…
Introduit dans le Sud de la France au XIXe siècle, le mimosa s’y est acclimaté et s’y reproduit aujourd’hui naturellement. La plupart des espèces présentes dans l’hexagone viennent d’Australie où elles prennent la forme de grands arbres pouvant atteindre 30 mètres de haut !
Dans nos contrées, la silhouette reste plus compacte, se couvrant de boules jaunes de décembre à mars pour les espèces à floraison hivernale ou fleurissant deux fois, au printemps et en automne, pour les mimosas des quatre saisons.
Plante de soleil
Le mimosa a besoin d’une exposition chaude et lumineuse, et d’au moins trois heures d’ensoleillement par jour ! Installez-le plein Sud, tuteuré et à l’abri des vents forts car ses racines sont superficielles. Appartenant au genre des acacias, il aime les sols acides et bien drainés. Seule la variété Acacia retinodes supporte le calcaire, elle est donc utilisée comme porte-greffe de l’Acacia dealbata, très commun dans le Midi.
Si ces deux espèces supportent le froid jusqu’à - 10°, le mimosa reste une plante fragile : mieux vaut limiter les risques en le réchauffant d’un épais paillis et d’un voile d’hivernage lorsque les températures chutent.
Dans les régions aux hivers rigoureux, vous pouvez adopter un mimosa en pot (en choisissant notamment un Acacia armata), que vous abriterez l’hiver dans un local frais et lumineux (véranda, jardin d’hiver…). Plantez-le dans un bac profond (40 cm), rempli d’un mélange composé de terreau pour rosier et de terre de bruyère, sans oublier une bonne couche drainante, car il ne supporte pas l’eau stagnante.