L’allergie au pollen entraîne conjonctivite, rhinite et même parfois asthme. Près d’un français sur cinq y serait sensible. Une solution serait de limiter le nombre des espèces les plus allergènes.
Parmi les arbres les plus visés, certains cyprès sont les premiers à sévir dès février. Puis viennent les bouleaux. Leur pollen très petit et très léger se disperse facilement et en abondance en avril. Viennent ensuite les platanes et les chênes. L’aulne, le charme, le frêne et l’olivier ont un potentiel allergisant moyen.
Le troène présente une pollinisation entomophile par des insectes et non par le vent. Il devient gênant surtout s’il est planté en haie mono spécifique et si on passe à proximité. Il suffit en fait de le tailler à l’automne puis en fin de printemps pour réduire considérablement la floraison.
Les moins allergisants
Il existe de nombreuses espèces d’arbres peu ou pas allergisantes : érables, châtaigniers, saules, peupliers et hêtres, auxquels il faut ajouter nombre d’espèces ornementales. Pour un même genre comme les cyprès, on trouve à la fois des espèces très allergisantes (C.sempervirens et C. arizonica) et des espèces non allergisantes (C x Leylandii, C. glabra et C.macrocarpa).
Les plantes herbacées
Les graminées sont les plus courantes. Vous devrez tondre les pelouses régulièrement et faucher les zones sauvages deux à trois fois par an pour limiter la formation des épis.
D’autres plantes sauvages sont très allergisantes. C’est le cas de la pariétaire qui recouvre nombre de vieux murs du Sud de la France. Le ricin, parfois planté dans les massifs est aussi très incriminé. Mais c’est l’armoise et surtout l’ambroisie qui sont le plus surveillées. Depuis 1998, une cellule spéciale lutte contre la progression de l’ambroisie. Cinq grains de pollen par m3 d’air suffisent à déclencher une réaction pour 12% de la population !