Plante très ancienne, déjà présente aux premiers âges de la terre, la prêle comprend une trentaine de variétés d’apparence et d’usage variés.
La prêle des champs, pour traiter
Plutôt envahissante, la prêle des champs (Equisetum arvense) pousse sur les talus et dans les jardins où elle est souvent considérée comme une mauvaise herbe ! Elle évoque une branche de sapin, se reproduit par spores et colonise l’espace grâce à un rhizome traçant.
Composée de silice et de nombreux autres minéraux, elle possède des propriétés diurétiques et reminéralisantes. En infusion, elle aide notamment à lutter contre les infections urinaires et les cystites; en décoction (bouillie avec de l’eau de pluie), elle s’utilise au jardin pour renforcer les plantes. Sous forme de purin (fermentée pendant une quinzaine de jours dans de l’eau de pluie), c’est un fongicide bien connu qui, utilisé en pulvérisation, permet de prévenir l’apparition du mildiou, de la rouille, de la tavelure, de l'oïdium, de la cloque du pêcher…
Les prêles géantes, pour décorer
Plus esthétiques, les prêles géantes sont d’étonnants végétaux qui se prêtent à des compositions contemporaines près des bassins ou dans les jardins aquatiques. Ainsi, la prêle du Japon (Equisetum japonicum) présente de hautes tiges vert vif - de 60 cm à 1 m - striées de points noirs et dépourvues de feuilles. Graphiques et vertes toute l’année, elles composent rapidement un rideau de verdure. Même chose pour l’Equisetum americanum, dont les tiges dépassent facilement un mètre. Cultivez ces drôles de tiges en pot, pour ne pas vous laisser envahir, et veillez à maintenir leur terre bien humide.