Dans la nature, le rosier nourrit le puceron qui nourrit la coccinelle. Tous les êtres vivants sont en interaction et en équilibre. Les plantes ne poussent pas isolées mais elles sont accompagnées d’une population de micro-organismes, de champignons, d’insectes, d’animaux, eux-mêmes régulés par d’autres champignons, parasites, animaux…
La lutte biologique consiste à établir ou à rétablir cet équilibre, si possible au profit de vos cultures soit en introduisant des insectes et microorganismes utiles soit en favorisant ceux qui sont déjà présents.
Apporter des auxiliaires
L’apport de micro-organismes et d’insectes parasites peut être pratiquée au début quand on souhaite une réponse rapide. Au jardin, tous les traitements biologiques contre les chenilles sont par exemple aujourd’hui à base de BT (ou Bacillus thurengiensis, une bactérie). L’introduction d’insectes auxiliaires qui viennent parasiter les insectes ravageurs est aussi proposée par certaines jardineries : larves de coccinelles ou de chrysopes contre les pucerons, Encarsia contre les mouches blanches…etc..
…Et les favoriser
Mais pour le jardinier, le plus efficace à long terme sera de ne pas détruire les animaux utiles mais au contraire de les favoriser. Les insectes auxiliaires que sont les punaises, les micro-guêpes, syrphes, forficules, chrysopes, araignées, coccinelles se multiplient dans les haies et les pelouses fleuries, les tas de bois et les massifs de feuilles persistantes. Les grenouilles et les crapauds friands de limaces, vers et insectes apprécieront un point d’eau, de même que les mésanges.
Laissez enfin vivre les chauves-souris, les musaraignes, les couleuvres, les chouettes, les lézards, les hérissons. Mieux encore, aménagez-leurs divers abris dans une remise, un vieux tronc ou un tas de pierre. A terme votre jardin n'en sera que plus sain et plus beau !
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