Appartenant à l’ordre des hyménoptères, comme les guêpes prédatrices et les abeilles pollinisatrices, les fourmis sont d’indispensables ramasseuses de détritus. Voyage dans ce monde minuscule qui contribue à l’équilibre naturel du jardin.
Les fourmis ont de tout temps fasciné les hommes pour leur sens de l’organisation sans aucun doute, mais aussi pour leur formidable capacité d’adaptation. Alors que les plus anciens ancêtres des hommes ne foulent la Terre que depuis 4 millions d’années, les quelque 9 000 espèces de fourmis édifient des fourmilières depuis plus de 100 millions d‘années. Ces toutes petites bêtes sont capables de vivre dans n’importe quelles conditions climatiques, même les plus extrêmes : chaleur, froid, sécheresse ou humidité, rien ne freine leur installation. Leur habitat varie en fonction de leur zone géographique. Nid enterré, creusé dans du bois, perché dans des arbres… Les fourmilières peuvent abriter des millions d’individus.
La plupart des colonies fonctionnent sur le même modèle avec un contingent d’ouvrières groupées autour de reines. Les fourmis reproductrices, femelles et mâles, sont ailées et ces ailes leur permettent de se disperser pour coloniser de nouvelles zones. Elles les perdent ensuite en s’installant sous terre.
Précieux maillon
Sous nos latitudes, les fourmis sont inoffensives, bien loin des terribles fourmis légionnaires qui se déplacent en détruisant tout sur leur passage. Elles agissent en charognards dans nos jardins, se nourrissant de matières animales et végétales. Et comme les guêpes sociales qui fréquentent aussi nos espaces de verdure, elles collectent de la nourriture qu’elles mâchent puis régurgitent pour leur progéniture.
Comme les abeilles et les guêpes, les fourmis sont un maillon précieux dans la régulation des populations d’insectes. De nombreuses espèces leur servent de proie. Et comme elles n’ont quasiment aucun effet négatif sur le jardin, leur présence doit être encouragée. Elles font partie de toutes ces petites bêtes lilliputiennes si actives au service de la nature.
D’ailleurs, nous ignorons totalement les immenses colonies de fourmis qui se trouvent sous nos pieds ; nous ne réalisons leur présence que lorsqu’elles franchissent le seuil de nos maisons. Et réagissons parfois chimiquement, donc violemment, alors qu’il suffit de saupoudrer un peu de farine pour faire barrière à leur intrusion.
Kukka
Si c'est vraiment un problème dans votre potager, mieux vaut peut-être faire vos semis en godets avant de les mettre en pleine terre.
Personnellement, au moment où je bêche, avant les premiers semis, je renferme mes poules deux ou trois jours dans le potager. Elles s'en donnent à cœur joie et j'ai l'impression que mes cultures sont protégées de toute misère très avant dans l'été. Une constatation qui n'a rien de bien scientifique !