De nouveaux pots de culture à base de matériaux recyclables, biodégradables ou compostables et d’origine végétale arrivent au jardin. Vont-ils remplacer le plastique des pots de fleurs, godets de plantes à massifs et conteneurs d’arbustes ?
Les pots en fibres de bois ou en tourbe compressée
Utilisés pour repiquer les semis, ils sont légers. Ils ont pour avantage de pouvoir être laissés dans le sol au moment de la plantation et de se dégrader progressivement. De plus ils protègent bien les racines au moment de la plantation. Poreux, ils laissent passer les nouvelles racines et l’eau. Attention, ils se dégradent souvent un peu déjà avant la plantation.
De nouvelles matières
Elles permettent de fabriquer des pots qui ont l’aspect du plastique mais qui sont faits non pas à pas de dérivés du pétrole mais à base de sous-produits végétaux. Pour servir de contenant de culture et de vente, les pots ne doivent ne pas se dégrader tout de suite (14 à 16 semaines). De nouveaux matériaux sont testés tous les jours.
Le P.L.A (Soparco) est fabriqué à base d’amidon de maïs et de sucre de betteraves. Il sert par exemple à fabriquer des clayettes de pensées.
Le Transbio est fabriqué à base d’amidon produit à partir d’épluchures de pommes de terre. Il est 100% compostable. On trouve déjà quelques godets de plantes annuelles en Transbio.
Le D-grade bio OP 47 à base de farine de blé, de lupin et tournesol géraniums commence à être utilisé pour des plantes en pots.
L’autre alternative est le plastique recyclé. Il constitue aujourd’hui la majorité du plastique utilisé pour les pots horticoles. Son bilan écologique reste intéressant. A condition de penser à le laver et à le mettre dans la poubelle idoine, un pot en plastique en polyéthylène peut être recyclé jusqu’à 5 fois.