Un herbier est une collection de plantes séchées et pressées entre des feuilles de papier qui sert de support physique à différentes études sur les plantes.
Le terme herbier (herbarium) désigne aussi l’établissement ou l’institution qui assure la conservation d’une telle collection. Constitués au fil du temps, les nombreux herbiers, publics et privés, existant dans le monde constituent un matériel indispensable à la typification et aux études botaniques.
L’inventeur de l’herbier serait Luca Ghini (1500-1556), botaniste italien et professeur de botanique à Bologne. Son herbier de 300 plantes n’a pas été conservé.
Au Muséum national d'histoire naturelle de Paris, est conservé, un herbier datant de 1558, un petit volume relié contenant 313 plantes récoltées par Jehan Girault, « pour l'heure étudiant en chirurgie » à Lyon.
Constitution d’un herbier
Un peu de bon sens doit être un préalable à toute entreprise sérieuse de constitution d'un herbier important. Les plantes rares et menacées ne devraient pas, en toute logique, faire partie d'un herbier personnel. Les ouvrages de détermination que l'on trouve dans les rayons des librairies sont en général suffisants pour identifier les espèces les plus communes, mais comportent souvent peu d'indications sur les espèces protégées. L'idéal étant de limiter les prélèvements sauvages aux seules sorties encadrées par des botanistes ou des enseignants avertis dans le cadre d'une association agréée.
Dans le cas de la constitution d'un herbier à but pédagogique, on peut préconiser les conseils suivants :
« Ne traitons pas la plante rare en simple objet de collection et ne l’exterminons pas dans ses stations pour satisfaire une simple passion tournée à la manie. Détruire ce que l’on aime est une assez mauvaise façon d’aimer. »
Certains botanistes amateurs ont fait part de leurs hésitations à commencer un herbier pour diverses raisons, dont le respect pour les plantes et l'environnement.
Donc plutôt que de pulvériser du désherbant chimique pour faire propre, désherbez et mettez en herbier! Le plus modeste bord de route, un champ banal, le premier jardin venu sont tous susceptibles de receler de nombreuses plantes.
Vous pouvez également adapter selon vos gouts :
ses enluminures reproduites sur des présentoirs sont prodigieuses,écrit au début du 9ème siècle,son bestiaire, mélange de cultures celtique et latine, est sans égal
ses enluminures reproduites sur des présentoirs sont prodigieuses,écrit au début du 9ème siècle,son bestiaire, mélange de cultures celtique et latine, est sans égal
Sans aucun doute l'un des plus beaux fleurons de l'enluminure française (sauf son respect aux riches heures du duc de Berry). Daté de 1508 et réalisé à la demande de la reine Anne de Bretagne, ce livre, outre le contenu religieux que l'on retrouve dans tous les livres d'heures, contient un herbier constituant les bases de l'enluminure de l'ouvrage. Il permet, outre d'avoir un aperçu des plantes et fleurs que l'on pouvait trouver à cette époque lointaine (plus de 750
plantes y sont représentées), mais surtout d'admirer le travail de deux enlumineurs magnifiques qu'étaient jehan Bourdichon et jehan Poyet. Pour celui qui en a la chance, feuilleter ce livre est un réel plaisir pour les yeux. Il est difficile de rendre compte par juste quelques photos de la magnificence de cet ouvrage, mais pour celui qui a le bohneur, ne serait-ce qu'avoir accès à une réédition comme celle réalisée par souscription entre 1859 et 1861 sous le règne de Napoléon III, l'instant vaut d'être vécu... On peut encore trouver ce livre en farfouillant chez les bouquinistes. Une récente réédition (1979) est aussi accessible chez l'éditeur Jean de Bonnot, cependant en noir et blanc et, malgré une qualité de finition irréprochable, ne permet pas de rendre toute la beauté des enluminures.