Contrairement aux idées reçues, les opérations de taille et d’élagage répétées et mal conduites des arbres entrainent souvent la formation de branches fragiles et malades, une mort prématurée et des risques accrus de chute de branche.
Les arboristes, spécialistes de l’arbre lancent un cri d’alarme et rappellent quelques principes de base.
Dans la nature les arbres se développent harmonieusement sans taille. Pour les arbres fruitiers, la taille est surtout pratiquée pour favoriser une production abondante et régulière. Pour les arbres d’ornement, planter le bon arbre au bon endroit en prévoyant leur futur développement, évite d’avoir à les élaguer par la suite.
Un arbre planté près d’un mur ou dans un espace trop réduit, sera maintenu toute sa vie dans cette forme en l’élaguant un peu chaque année. Un arbre doit d’abord être taillé à l’état jeune pour le former selon son environnement, en éliminant les branches mal placées (fourches, branches basses,…).
Ensuite, il sera taillé de temps en temps pour éliminer le bois mort, les branches cassées par la neige…
Les arbres taillés en rideau ou en têtes de chats sont des cas particuliers qui sont taillés tous les ans ou tous les deux ans maximum en coupant uniquement les jeunes rejets.
Comment tailler ?
Dans tous les cas, les branches coupées ne doivent pas excéder 5 cm pour faciliter la cicatrisation et éviter l’entrée des maladies. Laissez un tire-sève de bon diamètre et n’éliminer jamais plus du tiers des branches. Le bon angle de coupe est celui qui donne une surface minimale de la plaie.
Ne laissez pas de chicot.
Dans ces conditions, les baumes et autres mastics cicatrisants ne sont pas très utiles.
Quand tailler ?
Toutes les périodes sont favorables à l’exception des périodes de montée de sève et de chute des feuilles.
En conclusion, méfiez-vous des idées fausses et des soient-disant élagueurs de passage, tailler un arbre de façon radicale et répétée n’est en aucun cas bénéfique pour lui et indispensable pour votre sécurité !
En cas de nécessité, demandez avis et devis à un spécialiste.
Pour en savoir plus : Consultez le site de l’association française d’arboriculture