Le plaisir de la cueillette et les délices d’une poêlée de champignons sautés, ne doivent pas faire oublier qu’il convient d’être prudent. Les champignons comestibles côtoient souvent des variétés toxiques.
Apprenez à les reconnaître
Les champignons se développent en absorbant la matière organique du milieu par l’intermédiaire de leur racines, ou mycélium. Ils concentrent donc les toxines de l’environnement sur lequel ils prospèrent. Ramassez-les loin des endroits pollués comme les bordures de routes, les anciennes décharges d’ordures ou les sites industriels. De même, évitez de les cueillir à proximité d’un champ sur lequel viennent d’être déversés pesticides, ou autres engrais.
Placez vos champignons dans un panier et jamais dans un sac en plastique. La fermentation qui en résulte risque en effet de les rendre toxiques. Séparez les espèces douteuses de celles dont vous êtes sûr. Sachez que les comestibles ont des sosies vénéneux. Apprenez à reconnaître les plus dangereux, à commencer par les amanites, dont la phalloïde est la plus redoutable : un seul spécimen suffit à expédier parents, cousins, voisins dans l’autre monde ! Elle possède des lamelles blanches sous le chapeau et une volve au pied. Ne la confondez pas avec le rosé des prés, délicieux. L’amanite printanière, de couleur blanche et l’amanite vireuse au chapeau plus conique, sont également mortelles. La plus reconnaissable de ces malfaisantes est sans conteste l’amanite tue-mouche au chapeau rouge tacheté de blanc comme les champignons de Walt Disney.
En cas d’intoxication
Les symptômes peuvent se produire à distance de l’absorption, plusieurs heures, voire plusieurs jours après. Le diagnostic est donc souvent difficile à établir. Les intoxications par les champignons atteignent généralement les reins et le foie. Les manifestations les plus fréquentes sont des douleurs d’estomac, des sueurs froides, vertiges, vomissements et diarrhée. Il est essentiel d’alerter d’urgence le médecin ou le centre anti poison de votre région. Pour éviter cette situation critique, ne consommez que les spécimens dont vous êtes absolument certain. Les pharmaciens peuvent vous aider. S’ils ne sont pas tous mycologues avertis ils possèdent des livres et connaissent la méthode pour identifier les champignons. Une bonne démarche est aussi de vous adresser à la société mycologique de votre région qui vous apprendra à les reconnaître.
Kukka
Qu'attend la télé pour s'inspirer de Jardipedia!!!