Ces plantes ont en commun des saveurs fortes et variées qui apporteront des vitamines et du piquant à vos salades et surprendront les papilles de vos invités.
Elles appartiennent cependant à plusieurs genres souvent bien différents.
Le cresson alénois (Lepidium sativum) parfois appelé cressonnette, peut être cultivé dans tous les jardins, mais aussi en pot. En pleine chaleur, il préfère une exposition fraîche ou ombragée.
En dehors du cresson alénois commun, vous pourrez tenter les variétés 'Frisé', ou 'Perse' aux larges feuilles.
Le cresson de fontaine (Nasturtium officinale) pousse spontanément dans de nombreux cours d’eau. Il ne peut être cultivé et récolté que si vous disposez d’un ruisseau alimenté par une eau courante, abondante et de très bonne qualité, par exemple de source. Ne le cultivez jamais dans une eau stagnante.
Le cresson de Para (Spilanthes oleracea) originaire d’Amérique du Sud entre dans les recettes malgaches. C’est le brède mafane indispensable dans la préparation du roumazava. Ce cresson-là n’appartient pas aux Brassicacées mais à la famille des Astéracées. Il nécessite un semis précoce en pépinière au chaud et un arrosage abondant.
Les roquettes - (Eruca sativa) pour la cultivée et (Diplotaxis erucoides) pour la sauvage - aiment les sols riches et plutôt calcaires. Semez-les à la fois en dehors des périodes de chaleurs et de froid. Le mieux est d’échelonner vos semis tout au long de la saison. Et si votre roquette monte à graines, ce qui ne manquera pas d’arriver s’il fait très chaud, récoltez-les et utilisez-les comme les graines de moutarde !
Culture et lutte bio… Dans tous les cas, un arrosage régulier adoucira la saveur piquante et permettra d’obtenir de plus grandes feuilles. Vous éviterez les attaques d’altises, ces petits coléoptères si friands des feuilles de tous les légumes de la famille des Brassicacées, en installant un voile anti-insectes ou en cultivant entre les pieds de l’ail ou de la tanaisie…