Les mousses poussent naturellement dans des milieux défavorables aux autres plantes comme les sous-bois ou les rochers...
Favorisez leur implantation et leur développement dans les zones peu éclairées de votre jardin : bien mieux qu’un gazon, elles constitueront un beau tapis vert.
Trouver de la mouse cultivée et en pot dans une jardinerie, chez un producteur ou lors d’une fête de plantes rares est exceptionnel. Le plus facile est de prélever quelques carrés de petite taille directement dans la nature. En sous-bois, vous rencontrerez sous forme de coussins des polytrics des bois, des hypnums, sur les rochers et dans les interstices, des bryums argentés, des polytrics élégants… Mais attention, les mousses sont des végétaux essentiels pour l’écosystème. Aussi, ne prélevez que le strict nécessaire, par exemple quelques centimètres carrés au centre d’une colonie qui seront vite regarnis.
Plantez, arrosez
Implantez vos petites boutures tous les 10 cm, sur un sol débarrassé de ses mauvaises herbes, préparé comme pour un gazon. Allégez préalablement les sols trop lourds avec du sable. Les mousses n’ont pas de racines mais le contact avec le support est essentiel. Arrosez très régulièrement. Elles sont reviviscentes : même desséchées, elles repoussent si on les replace dans des conditions favorables. Si vous pensez que l’environnement est propice, essayez la technique utilisée pour les jardins miniatures qui consiste à émietter les mousses à la surface du sol. Tassez et maintenez le sol humide.
Fausses mousses et vrais tapis
Bien d’autres plantes que les mousses peuvent constituer d’intéressants tapis verts. L’helxine (Helxine soleirolii) à l’inverse des mousses, pousse plutôt en pleine lumière et est peu rustique. La sagine subulée (Sagina subulata) est rustique et pousse à mi-ombre. L’azorelle (Azorella trifurcata) et l’hernaria (Herniaria glabra) sont deux vivaces tapissantes à cultiver au soleil, résistantes à la sècheresse et de culture très facile.
A essayer d’urgence !