À Giverny, dans l’Eure, le peintre a créé des jardins à l’image de ses tableaux, gais et colorés. Un lieu à (re)découvrir, du printemps à l’automne, au fil des différentes floraisons.
Palette de couleurs
Devant la maison acquise en 1883, Monet crée un jardin de fleurs découpé en parterres comme autant de taches de couleurs. Il fait couper les épicéas et cyprès qui bordent l’allée centrale, contre l’avis de sa femme, pour créer un jardin aéré, une vraie palette de peintre.
Du printemps à l’automne, les mélanges de fleurs composent des tableaux harmonieux : grandes et petites variétés se mélangent, les couleurs s’harmonisent ou contrastent. Les cerisiers du Japon, jonquilles et narcisses sont les premiers à fleurir. Viennent ensuite les pensées et tulipes, les iris, pavots, pivoines et roses, puis les capucines, les asters…
Le bleu des myosotis accompagne avec légèreté le rose des tulipes, les pensées créent une harmonie de bleu et mauve au pied de tulipes violettes… Autant de compositions qui inspirent le jardinier amateur.
Influence japonaise
Comme les nombreuses estampes exposées dans la maison, le jardin d’eau témoigne de la fascination de Monet pour le Japon. En 1893, il achète le terrain en face de son jardin, de l’autre côté de la voie de chemin de fer. En déviant l’eau du ruisseau voisin, il y crée un étang où il plante les fameux nymphéas, grand sujet d’inspiration.
Autour, la végétation luxuriante est composée de nombreuses variétés originaires d’Asie : bambous, ginkgo biloba, érables, saules pleureurs, rhododendrons… Sur les berges, Monet plante des agapanthes, des iris, des jonquilles… Et termine le tableau par un pont japonais peint en vert, qui se couvre peu à peu d’une glycine parfumée.
La maison et les jardins sont ouverts tous les jours du 1er avril au 1er novembre, de 9h30 à 18h. Tarif adulte : 8 €. Renseignements : www.fondation-monet.fr