Bien qu’elles soient partout, les mycorhizes sont mal connues des jardiniers. Ces associations entre des champignons et les racines des végétaux sont pourtant essentielles et très bénéfiques pour la plante et pour l’environnement.
Dans leur milieu naturel, les plantes ne vivent pas isolées mais en association avec tous les autres êtres vivants. Au niveau du sol et des racines, la vie microbienne est intense. Une symbiose étroite s’établit en particulier avec des champignons microscopiques.
Le mycélium (cad les filaments de champignons) forme un réseau très développé dans le sol et contribue à absorber l’eau et des éléments minéraux peu solubles comme le phosphore et le zinc. Au niveau des racines le mycélium entre en contact étroit avec les racines et un échange de substances est possible, dans les deux sens. Ce réseau jouerait aussi un rôle important pour fixer le CO2 dans le sol.
Un monde à découvrir
Les champignons de nos forêts, les truffes, ne sont qu’une partie visible de l’iceberg. La plupart des 130 espèces de champignons mycorhizogènes (cad susceptibles de former des mycorhizes) restent dans le sol et sont invisibles sans microscope. Une plante mycorhizée est plus résistante à la sècheresse, au sel, aux maladies. En culture, elle aura besoin de moins d’arrosage et de moins d’engrais.
Une aide pour l’environnement
Pour l’heure, ce phénomène est surtout étudié et utilisé chez les arboriculteurs et les pépiniéristes. Des arbres mycorhizés ont été plantés sur le site d’AZF à Toulouse et sur des sites pollués. Dans nos jardins, les mycorhizes préexistantes sont favorisées par des pratiques raisonnées : moins de labour, moins d’engrais, plus de vie et plus de matière organique…
D’un point de vue commercial, les choses avancent à petit pas. On commence à trouver néanmoins du terreau enrichi en mycorhizes, de la poudre de mycorhizes et des arbres mycorhizés.
Quelques applications en culture :
Le genre Glomus est le plus ubiquiste. Des espèces de Glomus ont été testés avec succès sur le mûrier (Morus alba), le citrus, le framboisier, la tomate, la laitue, l’oignon, l’ail, la patate douce, des aromatiques…
Les "poils absorbant" d'un chêne disparaissent 15 jours après la germination, après quoi les champignons du sol prennent le relais.